Simulation du report de trafic des sept modifications de sens proposées par Transitec le 27 mars 2024, à partir des comptages de l'étude — 18 points, septembre 2021. Elle ne prédit rien : elle dit où le trafic se reporte, donc quelles mesures justifient en priorité une campagne de comptages avant décision.
Le tableau est l'instrument de contrôle de la page : il confronte le modèle aux 36 relevés directionnels d'Alyce de septembre 2021. L'indicateur est le GEH, l'écart usuel en modélisation de trafic ; l'usage professionnel demande GEH < 5 sur 85 % des observations. Un total juste peut cacher deux sens faux qui se compensent — c'est arrivé sur trois compteurs de ce dossier — d'où la lecture par sens.
| № | Section comptée | obs. A | mod. A | GEH A | obs. B | mod. B | GEH B | GEH total |
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Sens A = vers le nord (axes nord-sud) ou vers l'ouest (axes est-ouest), exactement la convention de la colonne sens_a du relevé. La fourchette sous le modélisé est l'étendue des 12 tirages de Monte-Carlo. Les lignes grisées sont les compteurs du cordon, dont la charge n'est pas ajustable par le modèle.
C'est la question du dossier, et la seule à laquelle cette page prétende répondre : laquelle de ces mesures déplace le plus de trafic ? Le classement exécute chaque proposition seule, sur le réseau choisi, et mesure le trafic déplacé — la somme, sur tous les tronçons, des écarts de charge en valeur absolue, pondérés par la longueur. Une mesure qui déplace peu est peu sensible au report ; une mesure qui déplace beaucoup exige des comptages avant décision.
Le modèle n'atteint pas le critère de comptage. Il est publié quand même, parce qu'un modèle dont on connaît les défauts vaut mieux qu'une décision prise sans aucun chiffre — mais il se lit avec ses quatre foyers d'erreur en tête. Ils sont signalés sur la carte et dans le tableau, et non relégués en note de bas de page.
Une modification de sens change les itinéraires, pas les origines ni les destinations : la matrice O-D reste identique entre l'état de référence et le scénario. C'est l'hypothèse standard à cet horizon, et elle vaut d'autant mieux que les mesures sont locales.
Aucun flux observé n'atteint sa capacité — le pire rapport débit/capacité du réseau est 0,62, où la congestion n'ajoute que 2 % au temps de parcours. Le centre de Moulins n'est pas congestionné : il est contraint par la géométrie et les carrefours. La fidélité est donc dans les pénalités de mouvement, pas dans un calcul d'équilibre.
Activer un sens interdit — inversion, mise à double sens — n'abaisse pas la pénalité des mouvements qui existaient déjà au carrefour. C'est du second ordre devant les écarts du calage, mais c'en est une : les propositions 5 et 7 sont les seules concernées.
Zonage à 150 m dans l'hypercentre, 300 m sur la couronne, prolongé par un hinterland de 2 km. Modèle gravitaire doublement contraint, équilibré par Furness, avec une part de trafic retour. Attraction par l'emploi SIRENE géolocalisé à l'intérieur du périmètre couvert, par les adresses au-delà.
Sept paramètres pour 36 observations directionnelles. On n'estime jamais les cellules de la matrice une par une : cela ajusterait parfaitement les compteurs et produirait une matrice arbitraire. C'est l'argument de crédibilité du dossier, et il se dit à voix haute en réunion.
Plus court chemin sur les arcs — seule façon de porter un coût de tourne-à-gauche — chargement en cascade, courbe BPR, et tirages de Monte-Carlo à la Burrell pour la fourchette. Le même moteur.js tourne ici et dans le script de calage : si les deux divergeaient, plus personne ne saurait reproduire les chiffres.